Hégra, soeur de Pétra.

Une équipe d’archéologues français redécouvre l’antique cité nabatéenne de Hégra en Arabie Saoudite.

Au pied des contreforts de la montagne du Héjaz en Arabie Saoudite surgissent dans une plaine aride, de somptueux blocs de gré de couleur ocre. Sur certains d’entre eux se dressent de majestueuses façades richement ornées. Elles semblent avoir été sculptées par une main céleste. On imagine, à travers une porte dominée par un fronton, d’énigmatiques demeures rupestres.

Ce sont les sépultures de riches habitants d’une antique cité nabatéenne oubliée, Hégra, la petite soeur méridionale de Pétra. Créé au 1er siècle avant JC, elle fut abandonnée deux siècles plus tard et resta oubliée pendant près de 20 siècles. Comprenant récemment l’inestimable intérêt patrimonial et historique de ce site, les autorités saoudiennes, entreprirent de la redécouvrir et de la faire connaître au monde entier. En 2008 ils obtinrent son classement au patrimoine mondial de l’UNESCO.

En 2008, également, ils confièrent en exclusivité à une équipe d’archéologues français, la fouille du site pour une période de 4 ans. Emmenée par Laïla Nehmé du CNRS et Francois Villeneuve de l’université Paris 1, l’équipe de chercheurs est épaulée par l’archéologue saoudien Daifallah al-Talhi et ses hommes. Ils espèrent résoudre les principales énigmes que recèle la belle cité endormie :

Quand Hégra fut-elle fondée ? Quel était son rôle dans le royaume nabatéen et notamment par rapport à Pétra ? Pourquoi a-t’elle été abandonnée par ses habitants ?

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